Quelle triste année que celle qui vient de commencer,

Quel triste jour que ce deux janvier !

Tu es partie pour ta dernière demeure,

celle qui laisse tes enfants en pleurs.

A l'hôpital, nous étions tous présents,

essayant d'égayer tes derniers moments.

Avec mon frère, nous avons même improvisé une danse bretonne au pied de ton lit,

tu nous as vus et tu as souri.

Les médecins disaient que nous étions le meilleur médicament,

malgré nos efforts, cela n'aura pas été suffisant.

Nous t'avons vue nous quitter lentement,

et nous sommes restés impuissants.

Je mesure la chance que j'ai eue de profiter de toi,

de te voir, de te parler, de t'aimer encore une fois.

Puis le moment fatidique est arrivé,

et notre vie s'est écroulée !

Tu es partie rejoindre ton mari

vous resterez éternellement unis.

Et maintenant cette maison,

berceau de tes quatre filles et de ton garçon,

que notre père a construite.

Il faut aussi qu'elle nous quitte.

Nouvelle épreuve terrible à venir.

 Tellement de souvenirs...

Maison que nous devons vider,

notre vie, de la joie, notre enfance, de l'amour, des objets.

Nous voilà orphelins,

perdus, comme des gamins.

Mais, c'est ainsi, la vie va reprendre son cours,

tu resteras avec nous pour toujours.

Tu seras près de moi, tu seras toujours là,

Naturellement, tu vis en moi.

Maman,

Tu nous manques déjà tellement !