Bonjour,

Comme l'année dernière, je participe (toujours pour le plaisir) au concours de poésie organisé dans une commune non loin de chez moi. L'année dernière, le thème était la mer. J'avais envoyé un texte (qui n'a pas remporté de prix, mais qui toutefois avait été lu lors de cette remise de prix), c'est ici.  Il est vrai que j'aime écrire et je ne cherche pas à gagner, mais vraiment juste participer. Il faut bien avouer aussi que le poème de la personne qui a remporté le premier prix était tout simplement magnifique. Bref ! Cette année donc, je recommence. Le thème choisi est la 1ère guerre mondiale, à l'occasion du centenaire.

Il faut que l'on rédige une lettre d'un soldat dans les tranchées ou de son correspondant, en sachant que ce sont les premiers mois de la guerre. Nous nous situons en novembre 1914. J'ai choisi de rédiger une lettre en rimes. J'espère qu'elle sera acceptée, même si cela change de la présentation d'une lettre habituelle.

J'ai choisi de rédiger une lettre d'un soldat qui s'est engagé avant l'âge "légal".

 

 

Le 8 novembre 1914


Ma Mère chérie,

Je comprends maintenant cette expression dans ton regard
lorsque je t'ai dit que je souhaitais m'engager pour défendre ma patrie,
quand je t'ai annoncé mon prochain départ.
je comprends maintenant cette tristesse infinie.

Je me croyais un homme du haut de mes dix-sept ans,
Mais toi, tu savais, n'est-ce-pas,
que je ne suis encore qu'un enfant,
ton enfant que tu ne veux pas perdre au combat ?

Tu sais, notre bataillon possède cette force,
pour vaincre l'ennemi,
dans cette guerre atroce.
Ne t'inquiète pas maman chérie.

La peur est notre plus fidèle compagnon,
le coeur bat comme pour sortir de sa cage,
mais dans tout notre bataillon,
le véritable sentiment est le courage.

Ô très chère maman, si tu voyais.
une boue si collante qu'elle est une seconde peau,
des tranchées devenues notre nouveau foyer,
imprégné de toute cette eau.

La nuit venue, nous essayons de dormir,
mais même dans les songes, la guerre ne se fait pas oublier,
le moindre bruit nous fait bondir,
prêts pour tout combat à mener.

J'ai un camarade de guerre, comme on s'appelle entre nous,
nous avons fait des projets à réaliser une fois cette guerre terminée.
Aujourd'hui, j'ai trébuché sur son corps étendu dans la boue.
Ces ennemis l'ont tué.

Je me suis alors retrouvé sur son corps,
face à un regard vide et une expression figée ,
Je vis alors le visage de la mort,
je le regardai un moment, tétanisé.

Son képi, tombé maintenant,
faisait place à un trou,
duquel s'écoulait du sang,
qui se mêlait à la boue.

Je ne suis pas lâche et ne refuse pas le combat,
Il nous faut sauver notre patrie,
Maman, je veux que tu sois fière de moi.
Nous le ferons reculer cet ennemi !

Douce Maman, je suis parti enfant,
mais c'est en homme que j'affronte les combats
c'est en soldat assurément
que je reviendrai vers toi.

Je vais te laisser, ma tendre maman,
et je pense à nos retrouvailles,
Prends soin de toi et sois certaine, ma douce maman,
je sortirai vainqueur de cette bataille.

tendrement
ton fils Jean

 

Il est clair qu'il est très difficile de retranscrire l'horreur qu'a été cette guerre. J'ai essayé en tous cas avec mes humbles connaissances. Ainsi, j'ai veillé aux détails tels que le képi dont étaient équipés nos soldats à cette époque, les casques ne faisant pas encore partie de l'équipement en novembre 1914, par exemple.

Voilà donc ma lettre et cela me ferait vraiment plaisir d'avoir votre avis et vos commentaires sur cet écrit.

 

Bonne journée

Lalibricole